C’est la course des bourdons
La glycine est en émoi
Ça me donne le bourdon
Ces trucs-là très peu pour moi
Gros et noirs, l’horrible chose,
On m'entend crier de loin
Cette transe m’indispose
Moi qu'effraie un petit rien
Ça bourdonne ça vibronne
Sous la tonnelle en furie
Dans ma tignasse d’automne
Je crois bien que l’un s’est pris
Cheveux roux qui l'emprisonnent
Sont pour lui meule de foin
Je m’agite et m'époumone
Les deux bras comme un moulin
Je panique je trépigne
Mais l'affreux vrombit plus fort
Je m'échappe vers la vigne
Où le raisin dort encor
Le démon rugit toujours
Dans ma têt’ c'est la pagaille
J'hystérise et puis je cours
Qui va gagner la bataille
Un répit, sur une chaise
Je m'affale, je prends place
Sûr je vais faire un malaise
Mais soudain, l'état de grâce..
Sous mes fesses c'est le pire
Ça me pique et puis ça mord !
Je m'éveille je transpire
Et là, je hurle à la mort:
Les bourdons n’étaient qu'un rêve
Car je vis un cauchemar
Qui jamais n'aura de trêve..
Les fautifs dans cette histoire ?
C’est la chatte qui m’assaille
Griffe et dents sans un remords,
Et dans mon cou la mitraille:
Mon mari qui ronfle fort
Ce message a été édité - le 12-05-2025 à 19:29 par Mimmo