Impermanence
Tout était atone ;
La lumière aphone,
Sans l’ombre, était terne :
Le limbe blafard
Du relief en berne
Faisait triste mine
Aux laiteurs d’hermine
D’un ciel de buvard.
L’air même était moite,
Baignant dans la ouate
Panathmosphérique
Du liquide fard.
O douce musique
D’un temps bas et morne,
Ce silence énorme
Où le fond se fond.
Mais le soleil vienne
Et la magicienne
Heure évaporée
File où les dieux vont :
Quelque hyperborée
Mythique et parfaite
Dans un ciel en fête !
Ainsi, vagabond,
Le moment s’envole ;
La vie en est folle…
(Là, tout se contraste
Dans un jour plus franc
Où tout devient vaste
De noir et de blanc…)