De la pensée qu'on ne sait taire
Aux jours perdus que seul enterre,
Le Mot ! Aveuglément fertile
Explorant ces ailleurs, oscille...
Serré comme un trésor, butine
L'entendez-vous sur la colline
Pendu, léger comme un silence
Tout habillé d'hiver, avance...
Et puis d'un coup, tout en dessous,
Un peu fané il s'éternise
Il clandestine et se résout,
Fredonne un doux parfum, s'enlise...
D'un élan rêche et venimeux
Guignol un peu, fou dans sa cage
En épithète en tête à queue
« Je » c'est dessous en maquillage...
Avec son air d'aller au loin
Nous piquer l'oeil et la mémoire
Un corps à coeur en mise au poing
Mais quel raffut ! Toute une histoire...
Avant d'éteindre la lumière
Sous son habit d'or et d'airain
Le Mot cousu en bandoulière
Berce un bateau, ivre sans fin...
Ce message a été édité - le 17-04-2025 à 19:42 par Mahea