Cruel écueil du virtuel
Dans le buisson creux de la vie
(La licorne, ici, n'est qu'en rêve)
On devine un vortex sans trêve
D'où jaillit magie à l'envie.
La ressentir sans artifice
Est du ressort de nos fins sens
Pas de l’octet et ni du strass :
La lune est proche et pas fictive ;
Un énorme, un étrange objet,
L'accès cosmique à la vision
Dans sa plus facile version
- Si complexe soit son trajet -
Mais cette masse habituelle
Nous apparaît sans intérêt
Quand nous sollicite internet,
Vénal, dont la toile tue, elle !
L'artificiel nous envahit,
Prenant, du monde qui s'estompe,
La place en poussant vers la tombe
- Car l'imaginaire faillit -
Tout axiome où le vrai recrée
A sa manière le réel,
Pur, concret, simplement pluriel,
De l'existence massacrée.
Ce message a été édité - le 26-03-2025 à 17:02 par Salus