Sereine dans ce bateau, situation, pour moi, inédite,
J’hume un vent pur, un parfum iodé,
Seule dans cette immensité sans limites
Est un plaisir, un bien-être tant apprécié.
Les vagues me bercent, l’onde m’emplit de quiétude,
L’écume éthérée rafraichit mon visage,
Les oiseaux m’effleurent, désertent l’altitude,
La côte, discrète, s’efface tel un mirage.
Un silence apaisant m’étreint et m’enlace,
Quelques poissons, curieux, rôdent sous le voilier,
L’eau limpide, transparente me délasse,
Je m’allonge, une jouissance intense m’est accordée.
La voile se gonfle, l’allure devient plus rapide,
L’appel du large fait battre mon coeur,
Comment ne pas être intrépide
Avec une mer et un berceau aussi enjôleurs !