De château en château

Par : Philippeb
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Philippeb

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De château en château j'ai descendu la Loire,
Le coeur un peu triste de te savoir partie,
Mais le temps a passé sur les rives du fleuve
Et je me suis laissé emporter dans la nuit.

Dans les jardins bordant l'onde qui s'endormait,
J'ai vu se dessiner les murs majestueux;
Sous les arches du pont aux pierres centenaires
J'ai glissé ma barque remplie de ta présence.

Sirius s'illunait, le vent berçait l'espace,
Un grand cerf en son royaume appelait sa douce,
Et le long des berges où mon âme apaisée
Naissait à l'espérance, en moi je me disais :

Je te retrouverai un jour de matin calme,
Et comme un long frisson sur l'eau de la rivière,
Je poserai rêveur un baiser sur ta lèvre,
Léger comme la vague au lointain s'enfuyant.

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Pierre Lamy

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Ce n'est qu'à la relecture que j'ai constaté l'absence de rimes dans ces harmonieux alexandrins.
😉
Elle ne nuit en rien à la qualité du poème.
😊



Ce message a été édité - le 10-01-2025 à 08:45 par PierreLamy
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Kerdrel

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les châteaux de la Loire, que je connais de nom, cadre majestueux pour ce poème romantique

👋
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Jim

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C'est très bon, on s'y laisse bercer. Dans ces dodéca libres, certains ne sont pas alexandrins ; mais rien n'oblige à cela. On peut juste envisager qqs variantes alexandrines :

« Un peu triste du cœur de te savoir partie »

« J'ai ma barque glissé remplie de ta présence »

« Un grand cerf appelait en sa forêt sa douce »

« Et le long de la berge où mon âme apaisée »

Par contre, il faut compléter ce vers : « Sirius s'illuminait, le vent berçait l'espace, » 👋
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Philippeb

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Cher Jim,

Merci pour la lecture attentive de mon poème. J'ai lu avec intérêt tes remarques, mais je préfère garder ma version, même si parfois l'hémistiche n'est pas parfait volontairement. D'ailleurs c'est également volontairement que ce poème n'est pas rimé.

Enfin, le verbe s'illuner à l'imparfait n'est pas une erreur, c'est à dessein que je l'ai utilisé. C'est un néologisme créé par Rimbaud (le Maître) dans son poème "Les Poètes de sept ans" :

Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
Derrière la maison, en hiver, s’illunait,
Gisant au pied d’un mur, enterré dans la marne
Et pour des visions écrasant son œil darne,
Il écoutait grouiller les galeux espaliers.

Toi qui sais beaucoup de choses, je suis ravi de te l'apprendre. En plus, c'est un très beau néologisme pour décrire une illumination lunaire !

Bien à toi, Philippe

PS : à moins que tu connaisses ce néologisme de Rimbaud. Dans ce cas-là, Sirius fait bien trois pieds et le vers douze pieds avec "illunait".





Ce message a été édité - le 13-01-2025 à 21:08 par Philippeb



Ce message a été édité - le 13-01-2025 à 21:08 par Philippeb 👋



Ce message a été édité - le 13-01-2025 à 21:09 par Philippeb



Ce message a été édité - le 13-01-2025 à 21:14 par Philippeb