J’ai toujours approché l’océan du sommeil
Comme on s’offre à la mer en ses draps de vermeil .
J'avance à pas légers sur l’ourlet d’une vague
porteuse des remous où la pensée divague
Et semblables au serpent silencieux et lisse
L’endormissement vient qui en l’esprit se glisse.
La conscience alors , ainsi que la marée
s’en va vers l’horizon pour au loin s’égarer
Les amarres larguées doucement je m’éloigne
au sillage d’un rêve ou la torpeur m’empoigne
me lançant sur l’abysse insondable des nuits.
Dans cette caravelle où mon âme appareille,
rescapés du tumulte engendrés par la veille,
j’embrasse l’infini n'étant plus qui je suis.
Ce message a été édité - le 08-01-2025 à 09:50 par Hellian
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