Je parcours ton chemin jonché de broussailles,
La coeur apaisé, l’âme libre, sans tenailles,
L’arôme de tes essences m’enivre,
Je ressens en toi le bonheur de vivre.
L’écorce de tes arbres, carapace ocrée
M’invite discrètement à l’enlacer,
Feuilles et fleurs, à ses côtés me charment,
Leur joliesse délicate, très vite, m’enflamme.
Une solitude, loin du monde, n’est pas une disgrâce,
Oppressant pour certains, ce silence me délasse,
Alanguie par ce climat serein, je me pose
Et découvre, entre les branches, une lumière mi-close.
Le clapotis d’une eau joyeuse tinte à mes oreilles,
Elle gambade, effleure chaque pierre à merveille,
Accompagnée du chant mélodieux d’un rossignol,
Elle me rafraichit, m’inonde d’une quiétude folle.