V
Promenade
Dans ces sous-bois où qui lit passe
La lumière est fort diffractée
La nuit là point de voie lactée
La clarté toute s'en efface
La ronce y croît qui se disperse
Sous de maigres chênes ombreux
Des ajoncs y dressent leur herse
Les bêtes nichent dans les creux
Le passage à peine un sentier
Se devine un peu sous l'humus
Escalade un vieux tumulus
Et finit perdu tout entier
Le long de champs jamais fauchés
Où le buisson déjà se trouve
Emmêlé de lys accrochés
Qu'une baie encore recouvre
La forêt, là-bas, recommence,
Sans heurter, comme une rengaine ;
Allons, le long de la romance,
Cette aventure bohémienne...