Les descriptions expérimentales

Par : Salus
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Salus

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IV

L'élan



Sur le chemin du val d'Orphée,
Dont la lyre est spectaculaire,
Vernaculaire langue, or fée,
Dans tes dérives, où l'on erre,

Le pentacle oculaire écrit
De lui-même un infini feu
Et l'aède surenchérit
- Tout artiste en a fait son vœu -

Sur l'incendie inextinguible
Que, Phaéton, le Mot propage,
Par sa traîne ignée et sensible,
A travers les cris de la page.

Le musicien, prêtre du son,
Et le peintre, être de couleur,
L'auteur, l'acteur au diapason,
Le rhapsode, au succès sans heur,

Le sculpteur et le chorégraphe,
Tous, qui sont, tout aussi bien, toutes,
Belle cohorte bise et grave,
Doivent ouvrir de neuves routes !

De la gradine et du couteau,
Avec le geste, avec la voix,
Fluide et souple comme de l'eau,
L'élan vrai nous souffle ses choix :

"Sur le chemin du val d'Orphée
De lui-même un infini feu
Par sa traîne ignée et sensible
Fond le sable en clignant des cils..."










Ce message a été édité - le 17-12-2024 à 14:15 par Salus
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Bonjour,

Vous avez vraiment la poésie dans le sang, le besoin de s'exprimer est propre à chacun, mais tout le monde n'utilise pas la poésie.

La poésie c'est le Verbe, les mots, j'aime les poètes parce qu'ils dégagent et expriment de la vérité, peut-être plus vraie que certaines paroles de foi qui ne croient pas vraiment.

Bravo.



Ce message a été édité - le 18-12-2024 à 05:22 par Messaisons



Ce message a été édité - le 18-12-2024 à 05:22 par Messaisons
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Salus

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Merci, Messaisons ; oui, j'ai les vers dans l'appeau (!)

- Hélas, comme la parlotte et les ronds de jambe ne m'intéressent pas, je ne suis guère lu ; le nombre de vue (lecture ?) m'est plus agréable que bien des commentaires, or j'ai pu constater que les lectures en sont fonction, et qu'elles explosent dès qu'une altercation naît entre "poètes", ce qui me désole.
(je dois reconnaître que nos "pingpongs", avec Lau, sont plutôt suivis)
Moi, je lis beaucoup, et commente peu, ce qui ne m'attire pas de sympathie, mais je suis voué à Eole, et la beauté de la langue m'est seule stimulation ; merci encore pour votre passage, qui me vaudra peut-être quelques lectures supplémentaires de cette suite que j'affectionne : "Les descriptions expérimentales" (dernier texte de la série, aujourd'hui même)