La légende du marchand de sable
Le marchand de sable avance au soleil couchant
Sa lanterne à la main, châle étrennant l'épaule,
Vient en paix par parfums, sage, élégant et baume,
Ce savant de soirs arbore au sommeil doux chants.
Se plaçant de grâce allant au songé, pour tant,
Parle en vers pas chagrins, art éveillant les saules,
Flave en gré, accoise, affable, éminent des dômes,
Commerçant le calme, apprend ordonnés, tous temps.
Un sablier en pendentif, l'heure en sa voix,
Il chuchote et murmure à l'oreille attentive,
Dit lune autre et fulgure assonées par sensible,
De soie filée, quand s'entend l'hymne, grand a voie.
Bien arrivé en lande, en vigueur, pense à moi
Qui hume au crépuscule, à l'orée inventive,
Diurne aube et scrupule adornés à tangible,
L'étoile y est semblance à l'hiver, sens par foi.
D'un léger souffle accompagné de quelques grains,
Il lie son vrai prodige aux formes, là, sensées,
Subtil de synchronie, son corps se voit danser
Amène et souple à l'ombragé de ciel devin.
Par l'aimée courbe alors placée, se tait demain,
L'esprit se récollige au for de la pensée,
Est-il de l'air promis confort de soi ancré ?
Pas de doute, la montagne est de vert serein.
Pour l'âme en dignité, ses voeux comme un salut,
À chaque nuit que Dieu Fait, à tout un chacun
Sa fable luit de reflets, partout, sain par saint,
Orfèvre en riche idée, au coeur d'homme, apparu.
En la tranquillité des yeux clos, sacral su,
Sa part de lui, de secrets, parcoure un matin,
Adage, bruisse, revêt sa toge en satin,
En sa splendeur innée, il se donne à la nue.