La dilatation consiste à ajouter des mots à un poème pour atteindre un mètre plus grand . J'y ai procédé sur le poème en 5/7 que j'ai posté ce matin :
« Au cœur d’une haie, en cocon je m’enquiquine,
mon univers est tout noir, peste un papillon. »
L’insecte est plus que saturé de roupillon
et ne rêve que d’envol dans sa moleskine.
« Dans une autre vie, quand j’étais encor chenille,
au grand air par tous les temps, je humais le zef
et pour épaissir, je bâfrais plus que bézef,
dans le pré, sur la pelouse et dans la ramille.
Mais depuis que se déchaîne le vent d’hiver,
prisonnier de mon plein gré, la tête à l’enver,
fier lépidoptère, en cocon je m’enquiquine. »
Ce message a été édité - le 02-11-2024 à 17:35 par PierreLamy