Poème de
Sándor Petőfi
L’amour, l’amour…
L’amour, l’amour,
L’amour est une fosse sans jour ;
J’y suis tombé, j’y suis en plein,
Je ne vois rien, je n’entends rien.
Je garde le troupeau paternel,
Mais n’entends plus sa campanelle ;
Sur les semis, voilà qu’il monte,
Trop tard toujours je m’en rends compte !
Ma mère a rempli de pitance
Ma gibecière en abondance
Par bonheur, je l’ai égarée,
J’aurai donc moyen de jeûner.
Mon cher papa, ma chère maman,
En moi ne soyez plus confiant,
Pardonnez mes étourderies,
Sais-je ce que je fais, moi aussi ?
Székelyhíd, entre le 4 et le 24 novembre 1843.
Trad. : Guillaume Métayer
Ce message a été édité - le 14-11-2024 à 03:42 par Jim