Rien ne nous réjouit tant que l’autre et son ailleurs
Comme l’auroch va vers les prés encor meilleurs ;
Le goût du cosmopolitisme
Nous fait découvrir les mœurs des voisins, seigneurs,
La médecine douce ou l’art de vieux saigneurs,
Toujours, nous voguons d’isthme en isthme.
Il est un temps, dans la jeunesse, où nous allons
Courir le monde en ses dunes et ses vallons
-De l’aventure ou du tourisme-.
Puis vient l’ère de la vieillesse et nous gagnons
Le droit qu’on nous visite et, dans nos cafignons,
L’on se fait conter le lyrisme :
Kaseev, il est jeune homme, arrive d’Omdourman,
Dans sa langue officielle, il me dit souvent – Man,
Pourquoi je subis ce racisme ?
- La France ou la Lybie ou Malte ou le Soudan
Sont des mots faits, rendent mauvais l’orang-outan,
Chaque frontière invente un schisme.
Manel, ô belle dame aux traits de Siliana
M’apporte une tadgine et m’invite au zina,
Irais-je jusqu’à ce cynisme ?
Mais tuer le limes et franchir l’au-delà
Outrepasser tout dieu, gilgamesh, thot, allaH
Est le signe d’un libre prisme.
Ce message a été édité - le 12-10-2024 à 11:28 par Lau