C’est un ennui fâcheux ; à ce chat, l’on s’attache
Et c’est l’esprit fâché, quand on le sait fiché,
Figé dans l’autre friche, et, fors notre psyché,
Qu’on se couche, le soir, quand notre amour, il gâche.
L’on ne le comprend guère, or du chat l’on s’entiche,
Il nous sort de l’absurde et nous met dans la brèche
Où, sifflant la chicha, notre gorge est moins sèche,
Nous apparait moins riche et nous semble moins rêche.
D’où vient que l’on se glisse à ce tendre animal
Qui parfois nous agresse et parfois nous fait mal,
Comme les gens de notre espèce
Auraient l’âme si morte et leur instinct si mol,
Que l’on dût s’en remettre à ce machin si fol,
La souffrance en fût moins épaisse ?
Ce message a été édité - le 09-05-2024 à 13:17 par Lau