Mirage
J'avais le cœur à l'impossible
Et du beau sable sous les pieds
Dont la chaleur m'était sensible
Comme les sépias épiés
De nos passés qu'il est loisible
De rejoindre par bien des biais
Et cette voie étant multiple
Les souvenirs sont rhabillés...
Ainsi chacun, mélancolique,
Qui d'aconit ou de colchique,
S'embaume des nards distordus
Issus des fruits qu'il a mordus
Quand il paraissait idyllique
L'horizon des amours perdus.