Ô qui dira la beauté d'une rose
De son parfum à peine éclose
De son pétale de soie blanche
De son frou-frou, jupon fripon
Inégalable dans son jardin
Elle trône en reine-mère
Les autres branches en révérence
Se balancent vers sa beauté
Le jardinier ému caresse
Son fin velours de déesse
Il n'ose s'enivrer de son parfum
Tant délicat de fleur de choix
Pourtant il faudra qu'il coupe sa tige
Faire un bouquet des fleurs divines
Pour embellir le salon de ces dames
Afin que les thés de cinq heures
Soient parfumés de douces fragrances
Des belles roses du jardin.