https://www.cjoint.com/doc/24_02/NBkxDSMSiJY_Quand-je-lis-du....m4a
Quand je lis du Jean-Mi, du Lamy ou du Lau,
Du Salus, du moi-même, ô combien quelle veine
D'avoir planté ma plume en un bol de verveine
Et plutôt que de vin ne boire que de l'eau !
Plus proche de la Bête en laquelle dort l'ange,
J'égratigne mon cœur de ma lame d'acier.
N'accordant à mes pleurs aucun crédit foncier,
Il est tant de copeaux méritant la louange !
Quel ado ne s'y crut qu'il eût fallu rosser !
Pour cet ego calmer ahanant aux abois,
La verge, bien trop souple, eût cédé son vert bois
Pour que langue soit tue plus tôt que mot pensé...
Certainement eus-je raison de m'impliquer
Dans cette insignifiance où notre sang s'allume,
Qu'on se plait d'éventer à tornade de plume
Pour masquer le simplet au sein du compliqué.
Quel géant amoureux montre sa continence ?
Qu'il ait un drôle d'air et qu'il ne soit pas beau,
La manière tant l'art nous masque du barbeau
Que son verbe est un vent d'autan de l'indigence.
Ce message a été édité - le 11-02-2024 à 01:08 par Jim