Technique

Par : Salus
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Salus

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Technique


- Certifiés aléatoires :
Vers outrepassés (13 syllabes),
Avec double césure, inversion
Rythmique et carburation standard -


J’avais envie, en ces temps, de déborder toujours ;
Que je plusse ou qu’on me vît, je l’ai cru sans détours !
Mais, trop spécial, bonnes gens, j’ai provoqué votre ire,
La colère, ou le dédain, vous m'ont lassé de lire !

Lente, a passé, sous les ponts, imperturbable, l’eau…

J’en suis mort ; depuis foison, le trille a fui l’appeau
De mes mots doux, pour les sons sans écho de ces tombes.

Il perdure, en palpitant, comme au cœur des palombes,
Un peu de sang où, pulsant, la rime bat encor ;
C’est un rythme, un hymne sourd qui recrée un décor ;

Tant qu’est le signe, inscrit là, là « quelque chose » existe !

Le vieux temps, le vrai des vents et les odeurs du ciste…
… Et quelque idée, inédite, originalement !
feu la forme, et sous ma flûte, en un vague cément,
Couler l’engobe à la coque, étancher l’édifice,
Rien, qu’enfin, tel qu’un enfant, je ne fisse ou défisse !



Puis tout a disparu, de mes derniers feuillets le signe en est
Pâli ; plus personne ne lit, c’en est fini de nous ;
Nous étions déjà morts, notre art n’a pas vécu, c’était un
Cri muet, nous sommes chats-huants ;
pas même un spectre…

Que sert-il d’être ?




Ce message a été édité - le 31-07-2021 à 17:01 par Salus
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Lau

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ça ronronne et ça roule !

Me souviens d'avoir largement fait déborder le vers sans absolument respecter la rigueur de la rime mais pour l'idée :

Sans titre


Souviens-toi des instants quand sur les murs des grottes tu encrais ton corps
Ta main gauche en pochoir et tes poumons pinceaux qui projetaient la trace
Illusoire d’un temps que tu ne verrais plus au-delà de ta mort
Ces crachis de salive et de larmes de peur inondaient ton espace
Et les fils de tes fils nommeraient ça peinture

Souviens-toi des instants quand dans les bruits du vent tu sentais la douceur
Des chants de la nature et si tes pas croisaient dans la nuit les squelettes
Les restes d’os blanchis de vautours décharnés alors tu voyais l’heur
De tailler dans l’un d’eux la flûte aux mélodies qui roulaient dans ta tête
Et les fils de tes fils nommeraient ça musique

Souviens-toi de l’instant quand ton clan te bannit pour n’avoir pas prié
Et pour n’avoir pas lu les mêmes vérités dans les mêmes totems
Tu gravas d’autres signes des sons des idées l’émotion ta pensée
Seul
Et les fils de tes fils nommeraient ça folie
Ou poésie



Ce message a été édité - le 31-07-2021 à 11:56 par Lau
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Salus

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Je me souviens bien de ce texte
Et de sa biblique fréquence
Qui sur dix-huit syllabes teste
La parabole en sa fragrance...
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Lau

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C’est la césure au vers, cette peste,
Ange à la fois, qui fait la cadence
Et si la rime au cœur de l’asbeste
Nous siffle Feu ! Boum ! alors on danse !

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Salus

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Avec double césure et inversion
Rythmique :


J’avais envie (4)/ en ces temps (3)/ de déborder toujours ;
Que je plusse (3)/ ou qu’on me vît (4)/ je l’ai cru sans détours !
Mais, trop spécial (4)/ bonnes gens(3)/ j’ai provoqué votre ire,
La colère (3)/ ou le dédain(4)/ vous m'ont lassé de lire !

Etc.
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Jim

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En qqs mots : des combinaisons de 4 et de 3 syllabes, ici, pour obtenir des 7/6 ou des 6/7. Tjs la même chose. Parfois, un groupe pair peut se diviser en sous-groupes de 2. Il faut entendre alors le rythme d'ensemble.
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Salus

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...Pour obtenir des 7/6, oui, mais ici, pas de 6/7 !
- La césure ne doit pas "sabrer le sens", couper un mot, se placer entre le sujet et le verbe, etc.
(Je suis d'accord avec tout le reste)