Bonjour JIM,
Un bel exercice poétique fameusement réussi. Il fallait le faire, en six sizains, de réutiliser les mêmes mots sans donner l'impression de "surcharge" et de répétition du thème.
Avec ces changements légers dans la formule et de subtiles modifications, le texte conserve une plaisante et appréciable unité.
Dans cette "chasse aux mots" tu as "visé" juste car au delà des termes que l'on engrange dans sa gibecière, c'est surtout ce que l'on y fourre dedans qui est le plus important. BRAVO pour la prouesse !
Au niveau de la prosodie, et comme tu vises la tournure classique, je partage l'avis de KERDREL en ce qui concerne les césures franches à l'hémistiche. En effet, dans quelques uns de tes vers, le mot final du premier hémistiche déborde et "chevauche" sur la première syllabe du second hémistiche.
Dans l'alexandrin, il doit y avoir SIX syllabes dans le premier hémistiche, et SIX syllabes dans le second. Le tout marqué par une "coupure" franche.
Mais à vouloir les prendre// voici qu’il est pris
7 syllabes dans le premier hémistiche et 5 dans le second.
Il eut été préférable, par exemple, de modifier ce vers ainsi :
Mais à vouloir les prendre aussitôt qu’il est pris
de manière à ce que le "E" final de "prendr(e)" soit élidé grâce à la première voyelle du mot "aussitôt".
Ou alors, changer le mot "prendre" :
À vouloir les saisir,// le voici qu'il est pris.
Cela n'est pas une critique, JIM, et n'enlève rien à l'accomplissement de ton poème. Ce n'est qu'une suggestion dans le cadre de l'Amitié, du respect et du partage que nous savons si bien entretenir sur le forum. C'est ainsi que nous nous enrichissons les uns aux autres et que nous progressons.
MA BIEN CHALEUREUSE SYMPATHIE DE PLUME.
CARPE DIEM
ANDRÉ
Ce message a été édité - le 25-09-2020 à 11:25 par Laugierandre