j'ai dut mal à réaliser cette mort subite ...un poème de son fils ainé
Il est parti Dago
Il est parti le poète, il est parti Dago
Par une soirée d’avril il a perdu ses clefs
Et son cœur gros comme ça d’avoir aimé les siens
A cessé, foudroyé sans espoir de demain
Il aimait tant la mer, ses poissons, ses coraux
Qu’il en a fait sa vie et celle de ses amis
De récifs en récifs ses bouteilles sur le dos
Mais aussi de sa mie qui partout le suivit
Entraînant ses enfants, son appareil photo
Il est parti Dago et il n’écrira plus.
Son sourire aujourd’hui il faut garder au chaud
Son souvenir aussi pour ceux qui l’ont connu
A tous ceux qui l’aimaient il voudrait dire merci
Et je sais que jamais avril ne fut si triste
Le mois de mai s’annonce, lui, a quitté la piste
Et vous Manou, Daddy prenez bien soin de lui
A tous, enfants du monde, je voudrais dire ici
Les regrets et les peines qui remplissent nos cœurs
Et tous ces souvenirs, ce geyser qui jaillit
Quand il n’est plus possible de parler à son père.
L’aîné