La poésie sur internet
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Par : Salus
Viviane
(Aux jeunes femmes)
Sous la fine chemise, où le bout de ses seins
Dardait ingénument, palpitait la peau nue ;
Et la jambe galbée, avec le bas tenue,
Semblait d'un long serpent s'extrayant de sa mue.
La beauté de ses points de rousseur, en essaims,
Au velours de la nuque, à son épaule émue,
Faisait avec raison penser à des raisins
Tavelés de soleil - à damner tous les saints ! -
...Sous le pampre des cils, de grands yeux assassins
Rêvaient - nul n'y voyait quelque faveur ténue -
Elle marchait, roulant sous la soie et le lin
Ses appas rebondis protégés par sa moue :
Sa lèvre si jolie où s'entrouvrait la joue
Pinçait une expression qui condamne et déjoue
Le contact, le désir, l'envie et le Malin !
(Lequel, pourtant lové dans ce corps, d'art le doue )
De la langue - et de loin - l'épiderme salin
Se goûtait quand passait son corsage opalin
Où fluides s'agitaient tous les sorts de Merlin,
Dont la magie aux pieds de Viviane s'échoue...
Ce message a été édité - le 07-09-2018 à 18:07
Posté à 18h32 le 05 sept. 18
Du grand art, maître !
A relire et à relier !
!
Posté à 18h39 le 05 sept. 18
L'effet Viviane, damne un lac même gelé.
Posté à 18h39 le 05 sept. 18
une métaphore à filer les bas
le Malin darde doux
Ce message a été édité - le 05-09-2018 à 19:33
Posté à 19h31 le 05 sept. 18
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
Posté à 19h36 le 05 sept. 18
Merci à Marcek, Pierre, Violette, et...Baudelaire !
(La rue assourdissante autour de moi hurlait.)
(...)
(À une Passante)
Posté à 20h04 le 05 sept. 18
Joliment tourné, que d'élégance !
Posté à 17h58 le 07 sept. 18
Merci !
Posté à 18h08 le 07 sept. 18
Succulent, mais était-elle rousse ?
Posté à 10h25 le 12 sept. 18
La dame du lac ? - Pas sûr !
Posté à 22h25 le 13 sept. 18
Un bijou, ce tableau, comme seul un poème
Offre l'éternité de savoir ce qu'il aime.
Posté à 18h22 le 29 sept. 18
Magnifique distique, ô Madykissine !
Posté à 22h18 le 29 sept. 18
Belle beauté dont on voit bien le tableau, un portrait à peindre !
merci Salus !
Dans la forêt de Brocéliande
Merlin le mage attend la fée
Liane Viviane la bien nommée
Ses longs cheveux éparpillés
Dans les branches là dans la lande
La noble dame avance alors
Laissant derrière paillettes d'or
Ce message a été édité - le 30-09-2018 à 14:24 par Machajol
Posté à 09h29 le 30 sept. 18
J’ai vu la sylve à l’envie, et le vent
M’avait soufflé mes plus beaux vers,
Quand je m’allais les écrivant,
Grave, et rimant à tort et à travers !
Posté à 18h53 le 30 sept. 18
Deux choses m'ont attiré ici : le prénom qui est celui d'une femme que je connais bien et l'auteur qui m'avait laissé le souvenir d'un Poète - ce qu'il ne dément pas dans ce poème à l'inquiétante sensualité.
Amicalement,
E.
Posté à 23h34 le 01 oct. 18
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