No pb Gigi, on peut en discuter.
Je suis bien d'accord avec le prof cité, et c'est un pb que la familiarité avec le livre, quel qu'il soit. Ensuite, tout enseignement doit être ludique, les math comme le rugby. Qui accepte de pratiquer ce qui ne le réjouit pas ? à moins d'être maso. Enfin, les maths sont une activité, c.à.d. un jeu de construction qui se pratique comme les cubes, pratique fondée sur l'observation avant tout. Autrement dit : l'expérimentation, laquelle mène à développer deux qualités : la patience et l'humilité (et une troisième : rire de soi !). Qu'abstraire si rien n'a été observé ? Observation et manipulation sont les mamelles de la pensée.
Il faut aussi sortir de l'idéologie utilitariste, qui sert tant de refuge au ratage. Toute activité possède deux volets, l'utilité et le plaisir. Le plaisir est le catalyseur de l'activité. L'avoir sorti de ce simple rôle pour le transformer en but fit de nous des humains, non plus de simples animaux. Voici longtemps qu'on ne fait plus l'amour dans le seul but de procréer.
Quant à la précocité... vaste sujet sur lequel il faut se montrer prudent tant propice à dérapages. Elle peut être manifeste (Mozart) ou latente (Einstein) : je n'ai pas vu ces deux aspects traités quelque part pour le moment. Et la non précocité n'est pas synonyme d'imbécilité, loin de là !
Alain : il suffit de leur remettre des calculettes buggées…