par Cardaline
Depuis sept milliers d’ans ces titans immortels
Affrontent les orages et l’âpreté du gel
Tête encapuchonnée sous la voûte laiteuse
Les géants pétrifiés à l’allure ombrageuse
Méditent gravement l’odyssée nébuleuse
Que fut au temps jadis la levée de leur stèle
Les inquiétants menhirs en file immémoriale
Disséminent encor des ondes ancestrales
Qui troublent la pensée jusque chez les vandales
Venus chercher de l’or en ce lieu spirituel
Du royaume des morts ils parlent aux vivants
Mais leur discours se perd dans la ronde des vents
L’éclat de leurs dessins va en se dissolvant
Leur gigantisme seul restera éternel
Émergeant du brouillard un pâle soleil blanc
Anime tout-à-coup leurs profils ruisselants
Les placides rochers deviennent tout tremblants
Vont-ils nous révéler leurs secrets matriciels ?
Publié le 16/01/2026
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Commentaires sur le poème
2
Yann