On reconnaît le bonheur lorsqu’il s’en va
par Jamespx
Son bonheur s’embarquait dès l’aube sur l’étang,
Avec son bouledogue et ses airs de fofolle.
Sa journée sera belle ancrée à ses corolles.
Les clapotis berçaient son regard conquérant.
La main sur l’éventail en plume de faisan,
Elle virevolte telle une libellule.
Sur l’âge de sa fleur, elle triche et s’envole,
Chevilles couvertes et chaperon au vent.
Mon imagination la croque avec passion.
Elle m’a vu, m’observe, et joue son jeu d’actrice.
Je lui souris, surpris, mais sans rougeur ni vice,
Balaie ses cheveux roux, poursuit son ambition.
Mélangeant mes huiles je découvre ses dons.
Et de quels seins provient sa chaleur jouvencelle ?
Mon pinceau atout cœur pique son air rebelle.
La scène m’inspire et dépeint mon abandon.
S’échouera-t-elle sans rame et sans raison ?
Je crois qu’elle m’aime, les yeux pleins de malices.
Si les deux font la paire, elle sera mon caprice.
Et la toile achevée, mains liées, nous fuiront...
Sur un amas doré, inévitablement.
L’âme térébenthine, et elle, encore à l’huile.
Au bord du chevalet, j’enduirai ma spatule,
Et le bouledogue gardera ses amants.
Publié le 18/12/2018
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