par Salus
- A Böcklin -
Je reviens de mourir et le bleu vrai du ciel…
… Lapis-lazuli pur !
Je reviens de mourir, le sommeil éternel,
S’il n’est ni doux ni dur,
Est d’un repos factice et je préfère assez,
Plutôt que l’abandon,
Les douleurs de ces temps plis à plis damassés,
Qu’à ce néant, le don !
O vie ! offre en aumône, encore, d’exister,
A ton triste féal !
Permets, au bon soleil, qu’il puisse un peu rester,
Loin du puits sidéral !
Car tant d’absence angoisse, où l’on ne voit plus rien
De ses traces de pas.
Mais, Mort ! Vieux Capitaine, officier prétorien
Qui n’oublie, hélas ! pas …
Tu sais bien ressurgir, quand a failli ton bras
Et dérapé la faux !
L’universel linceul, c’est la couche et les draps
De ce grand sommeil faux !
Je reviens de mourir, oyez du glas l’airain !
Là-bas, ni Dieu ni roi !
Je reviens de mourir ! J’y retourne, serein ;
En attendant… et toi ?
Publié le 26/01/2018
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