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Maux des morts

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par Salus

A Böcklin, encore…

La mer est calme comme un lac

L’île des morts sinistre et sombre

A la brume arrache son ombre

Comme accoste un étrange bac

Mené par un passeur sinistre

Et sous un linceul sale et blanc

Lugubre et vidé de son sang

Remue un mort dont la chair bistre

Ne frémit pas du faible à-coup

Là-bas les cyprès et les âmes

Transpirent l’horreur des vieux drames

On entend soupirer beaucoup…

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Publié le 06/05/2017 ...