par Louis
De mornes passagers assis dans le wagon
Ils sont tous vêtus affichant le bon genre
En costumes discrets, chaussures de bureau.
Vient une mendiante qui parcourt le wagon
De longs cheveux noués en catogan confus
Une tzigane maigre au teint cuivré, l’oeil noir
Qui lance le reflet criant et acéré
Des balles l’entourant dans les Balkans en feu.
Impavide elle tend sa main âpre aux marques
Des haies de barbelés.
Un employé la fixe.
Alors, leurs yeux se mêlent
Il s’embrase, troublé.
Elle est partie, il reprend l’œil fuyant.
La mine compassée du courtisan
Ses chimères.
Publié le 21/03/2001
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