La martre
1
par Cardaline
Quand le dernier rayon s’estompe au crépuscule,
La martre aux yeux perçants redresse les oreilles
Et glisse à pas feutrés, tout son corps en éveil,
Sur le sol montagneux semé de campanules.
La belle chasseresse, humant l’air où stridule
La sauterelle aveugle à l’œil qui la surveille,
Se repaît en passant de trois œufs de corneille,
De criquets imprudents et quelques tarentules.
Soudain elle escalade une cime touffue,
Abandonnant le loup à sa déconvenue,
Puis bondit lestement vers le nid qu’elle atteint
Où trois boules de poils manifestent leur faim ;
Leur offrant le trésor de ses douces mamelles,
Le chasseur endurci redevient maternel.
La martre aux yeux perçants redresse les oreilles
Et glisse à pas feutrés, tout son corps en éveil,
Sur le sol montagneux semé de campanules.
La belle chasseresse, humant l’air où stridule
La sauterelle aveugle à l’œil qui la surveille,
Se repaît en passant de trois œufs de corneille,
De criquets imprudents et quelques tarentules.
Soudain elle escalade une cime touffue,
Abandonnant le loup à sa déconvenue,
Puis bondit lestement vers le nid qu’elle atteint
Où trois boules de poils manifestent leur faim ;
Leur offrant le trésor de ses douces mamelles,
Le chasseur endurci redevient maternel.
Publié le 01/10/2026
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