Sur les chemins de grande randonnée

par Manon

C'est un chemin perdu, telle une âme caverne,
Sous la voûte encor verte et le ciel infini,
Des feuilles sur le sol, - l'été déjà fini ? -
Font tapis rougeoyant, la saison est en berne.
L'azur obstinément, cette étrange lanterne,
Rêve tout au-dessus, drame de Puccini !
Il faut croire au soleil, ce bel astre impuni,
Mais il reste celé, faut-il donc qu'il hiberne ?
Allons, continuons ! Toujours pas après pas,
L'horloge ralentit sans craindre le trépas,
Et la poussière monte en danseuse de corde.
La bouche devient rêche et le sac un peu lourd,
Tout le poids du silence en soupir monocorde,
Voilà que le temps pèse à l'oreille du sourd !
Publié le 24/07/2026 ...