par Okami
Tourmente
Des fugitives falaises qui se brouillent en l'approche,
en un instinct naturel en cimente la moindre lumière,
dans des colorations versatiles que la chaleur déroche,
pareilles à des âmes fragiles dans un souffle éphémère.
Aux flancs vaporeux dénudés de ses plus belles parures,
des cernes ployés de ce qui sera l'écume d'un autre jour,
dans un regain de volonté dans la nuance d'un murmure,
en un horizon assombri qu'un vent en ses assauts ajoure.
Dans l'écorchure d'un temps semblant vouloir se briser,
aux sens ébranlés qui s'imprégnent dans l'orage naissant,
aux violences d'un ciel en pleurs semblant être désabusé,
au cœur de l'illusion d'un mythe qui me semble renaissant.
Dans un cortège imposant pareil à une armée gigantesque,
d'épais nuages semblent vouloir vêtir la terre d'un pardessus,
tributaire de la vigueur d'un orage cinglant alors dantesque.
les nuages lactescents deviennent peuplés d'ombres errantes,
qui déferlent pareils à des vagues et campent sur les rochers,
et sur les coteaux brisant l'horizon aux montagnes dormantes.
Mornes présages que le sombre orage en un ciel qui s'échancre,
où émanent des rafales qui exhalent du sombre et de l'ombrage,
où l'atmosphère tisse un voile opaque à se faire un sang d'encre.
D'ivres vibrations résonnent en une cohorte au seuil du déclin,
au souffle continu sur un ciel cotonneux à la chevelure défaite.
Sous un torrent d'échos en déraison blasphémant alors le destin,
dans la pudeur de la source d'un tourment au sein de la tempête.
À la tonalité angoissante teintée d'incertitude dans un flux opalin,
dans l'inquiétude d'en bannir le mal ou bien en connaître la défaite.
Publié le 29/04/2026
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