par Appoline
La lumière source m’effleure et me propose
De marcher dans le jour, sans crainte ni grandiose,
Car chaque pas, dans la mousse inconnue, se dose,
Au rythme lent du monde où tout devient osmose.
Je sens la terre, au près, battre sous l’herbe éclose,
Une pulsation pure et tendre, quelque chose
Qui rejoint mes élans, les mêle, les compose,
Et fait naître en mon cœur un silence qui ose.
Dans le bois secret où rougit l’apothéose,
Mon souffle suit le vent, s’y glisse, s’y dépose,
Lorsque soudain l’arbre m’enrubanne, tendre pause,
Comme un prince discret qui caresse sa rose.
Ne plus fuir, ni sonder l’éternelle symbiose,
Je suis feuille, poussière, horizon, même chose :
Une part du vivant qui respire et repose
Dans l’infime secret où l’humain se déclose.
Alors le soir descend, généreux, à pas d’Oz,
Et sur ma peau le ciel glisse une douce prose :
Je suis un éclat que la nuit métamorphose,
Un papillon qui vole entre l’être et l’osmose.
Publié le 26/11/2025
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