par Socraaat
Un chien las de sa niche, un beau matin s’enfuit,
Laissant maître et maison, flairant douce aventure,
Il courut les chemins, les champs, la vaste nature,
Goûtant à chaque vent, chaque odeur, chaque fruit.
Mais les jours vinrent durs, sans soupe ni abri,
La pluie lava ses poils, la faim fit sa torture,
Les hommes le chassant, l’œil plein de meurtrissure,
Il regretta soudain son vieux coussin fleuri.
Un soir, tout éreinté, le cœur chargé de peine,
Il revint pas à pas, honteux, la queue bien basse,
Pensant que son errance allait lui valoir haine…
Mais son maître, attendri, l’ouvrit d’un large bras :
« Fuis si tu veux, mon chien, va, cherche ce qui te mène…
Mais sache que l’amour ne s’égare jamais bas. »
Publié le 09/11/2025
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Commentaires sur le poème
2
Il faut qu'expérience se fasse,
L'aventure n'est pas une impasse,
Quand elle construit une cuirasse...
Merci Socraaat pour ce poème additif, qui chante cette affection indiscible entre l'homme et l'animal...