par Salus
Tout au long du Canal, dans les reflets du ciel
Où fuit la nue éparse à travers le feuillage,
Vertigineux envers de platanes sans âge,
Ce miroir faux varie et montre, irrationnel,
Par sa moire floutée et son tain d'argent sale
Ce que le flot recèle, en fait d'art, dans son flux,
Pour offrir à la ville, où rien ne rêve plus,
La poésie incluse à la surface étale.
Le mail, immémorial, est partout parcouru ;
On s'entraîne, on y flâne, on se cherche, on y flirte ;
Un seul espace à tous, où rien n'est qui ne heurte,
Autour du joli cours calme du géant ru
Serpentant mollement de quartiers en écluses
En un ruban diffus d'hétéroclites gens,
Semé de ponts clochardisés, intransigeants,
De péniches, de quais dont l'air gai plaît aux Muses,
Parmi, tout luxuriants, bords et pontons fleuris
Accueillant par hasard un voilier à l'amarre
Qui languit d'océan dans cette presque mare
Que parfois la mouette amarine de cris.
De vieux pontons de bois ajoutent une touche
De bucolie et de romance, où sans effort
L'amour dirigera les amants vers leur port,
Les hanches vers les mains, les lèvres vers la bouche...
Merveilleux sous le givre et frais d'ombres l'été,
Cet ouvrage est suivi d'enchanteresses rives
Qui semblent d'une sylve enchâssant, évasives,
Les eaux calmes où coule un temps presque arrêté.
Publié le 24/07/2024
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