Disque dur

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par Lau

Le chat gardait secret le flot de mes humeurs,
Coffre-fort éternel, cette tombe féline
Me cajolait l’espoir ; violente ou câline,
La chatte avait tôt fait d’adoucir les rumeurs :
Parfois, le ru passé, le fleuve criait « Meurs ! »
Quand, de tous les côtés, du val à la colline,
S’immisçait, noir, le bout –la fin de mes bonheurs- :
Ne plus rien demander, juste un point à la ligne.
Non, dans les eaux de Dieu, jamais n’avais nagé,
J’allais sur le chemin du chant, fol, enragé
Par les vagues d’amour qu’une nue aguiche, arme ;
Cul nu, face au devoir qui dégoûte l’enfant,
Bêlant, soufflant, lisant les sons de l’olifant,
Mon eau fut une femme et ma vie est son charme.
[les mots à l'hémistiche sont ceux du Sonnet d'Arvers]
Publié le 29/04/2023 ...