Le même

par Lau

Le soir, le cirque est son arène,
Il prend des tartes à la crème
En plein son nez rouge et l’enfant,
Celui, juste assis là, devant,
Ne rit jamais de sa déveine.

Il arpente à grands pas la scène,
Son corps dégingandé, malmène,
En jouant mal de l’olifant,
Mime une trompe d’éléphant,
Mais son visage reste blême.

Cet enfant, c’est toujours le même,
Engoncé dans son lourd dilemme,
Qu’il dévoile en démaquillant
Sa face et, se déshabillant,
Pleure et rit le même poème.

Publié le 12/09/2021

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