par Salus
Dans l’œil atone et d’or du fauve sublime,
Dorment des expressions et des rêves longs
Qui, dans son ventre creux, voués aux violons,
Incubent aux boyaux - porteur de quel crime ?
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Du chaste chat, l’auguste queue
S’infléchit inversement que,
Au pourchas de quelque gros rat,
L’équilibre en sert l’odorat !
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Le félin d’Ophélie,
A la fée affiliée,
Des eaux s’est défilé ;
Se noyer ? C’est folie !
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Tu ne remettras, bas les pattes !
Pas les moustaches sur mon lit
Car des chats, dans le Livre on lit
Qu’ils sont démons, diables, pirates !
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Farauds mistigris,
Pupilles fendues ;
Aux nuits défendues
Tous les chats sont gris !
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En moi dort à jamais un matou,
Leste queue enroulée à son cou ;
Mais tout sommeil félin parcellaire
N’est que trêve et fugace repaire !
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Chats d’ermites,
Chattemites !
Abyssins
Médecins.
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Minet qui mord mon pouce me doit
Pour tant m’avoir attaqué le doigt
L’inspiration que d’avec la plume
Et mon index le poème allume.
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Publié le 19/02/2020
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