Dans la vallée

par Salus

La lune était proche et je voyais ses taches ;
Se couchant, en face, un blanc soleil plongeait ;
La-bas s’enfuyait la nue et les orages ;
Dans le jour blessé, qui se désagrégeait,
Les geais criaillaient les klaxons de leurs rages !

La clarté geignait, mais perdurait encor :
Le monde était beau, bleu, vaste, et moi, tranquille.
Loin, j’aurais juré qu’on entendait un cor…
Le réel semblait un havre immense, une île,
Malgré la mort rôdant, semblait un trésor.

Et puis il fut nuit, de ce côté du monde ;
Adieu la lumière : enfin l’univers vrai,
Pur, apparaissait, depuis la boule ronde
Où l’esprit, debout, scrutant le dernier rai,
Espérait le vide, et dans l’impalpable onde

Du ciel Océan, j’entendis crier : - J’ai !

Publié le 08/11/2018

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