par Marcek
Dans la caverne du vent
L'OGRE dort sur un lit de feuilles
Si je respire trop fort
Il viendra dans ma chambre
Et j'aurai si peur
Que je ne dirai rien
Sur moi, son souffle court
Sur moi ses dures mains
Et mon coeur qui bat fort
A quitter ma poitrine
Les bonnes fées n'y pourront rien
Et maman dort !
Maman dort, et je meurs
De n'être pas aimée
Au langage des coups
J'ai appris à parler,
A parler sans un mot
Le coeur bleu de tristesse
La violence accrochée
Aux doigts de mon enfance
Bouche cadenassée
Enchaînée pour la vie
Au pieu de la souffrance...
Et maman qui dormait
N'entendait pas mes cris !
Entendra-t'elle mieux
Lorsqu'elle ira sous terre ?
Publié le 21/03/2001
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