La maison

par Salus

Derrière le reflet nain que la vitre attise,

Hantent confusément les ombres délétères

De ces grands arbres noirs, dégingandés, austères,

Qui bougent lentement, harassés par la brise.

La ferme ancienne et dense enchâssée à la glaise

Imprime tout autour, modifiant l’espace,

Sa sombre pesanteur immobile et rapace.



Et dans son ventre chaud, petits hommes à l’aise,

Séparés de l’obscur épouvantable et tendre,

Qui glisse, ondule et bruit, caressant son méandre,

Sous la fenêtre, à l’âtre où se renvoie en braise

Le pelage du faune à travers la futaie,

Au long de lune oblique où lumière s’étaie,

Brûlent leurs temps de vie, et sans jamais entendre.

Publié le 01/03/2018

...

Commentaires sur le poème
0

Aucun commentaire.