par Franny
Je suis le phare, le phare des Milliers
Je suis l’unique, au milieu des milliers
Je ne suis pas Eckmühl, géant incontesté
Je suis bien trop petit, cerné d’immensité
De la maison où je suis adossé
Du soir au matin régnant sur les nuées
Offrant ma destinée à la lune tant aimée
Protège les marins de la cote escarpée
Je me souviens
C’était un soir, le dernier de l’année
Un dragon de feu, du ciel évadé
Violant mon refuge, sans peine m’a débusqué
Volant l’éclat de vert qu’à l’orange mêlais
Alors j’ai dit
Je suis le phare, le phare des Milliers
De mon assise nul ne peut tomber
Car j’apporte au monde paix et sérénité
Prince solitaire des monstres déchaînés
Mais j’ai compris
Qu’Eckmühl avait, de sa flèche acérée
Percé le cœur du dragon enflammé
Que moi le tout petit, bientôt abandonné
Serait dans l’univers par Orion effacé
Alors j’ai pleuré
Publié le 23/12/2002
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