Comme un être qu'on (re)commence à vivre par un deuil

par Pilar

(Le texte étant rendu illisible par la nouvelle taille, je le reporte ici ...)



Plus je te regarde pour te garder

Plus je me dis que ton sourire si vrai

Joue d’ambiguïté avec ta dureté ;

C'est qui est ambiguë, pas moi...

J'ai envie de tout laisser tomber

Parfois,

Mais ce serait lâcheté

Ce serait t'abandonner !



J'ai le verbe comme épée

Mais je suis désarmé quand le destin nous croise ;

Le temps ne nous crée jamais d'espace

Pour te dire, non pas mon amour,

Mais ma reconnaissance de toi.



Car je crois, je sais, que je te reconnais.



Je cherche souvent, et en vain pour l'instant,

Ton Nom pur.

Je l'entends inaudiblement

Qui s'arrête à la barrière de ma conscience.

Il bloque même parfois le tien actuel

Mais quelque chose fait front, barrière, limite,

Et Claire passe en force.

C'est drôle de recevoir ton « non » catégorique

(Non, c'est violent, c'est souffrant, c'est dantesque !)

Et de buter sur ton « Nom » intime

Qui sonne tout en douceur et joie dans son silence

Tout au fond de mon cœur depuis un autre temps.



J'aimerais savoir si tu penses parfois à moi,

Ou si tu te forces à m'oublier,

Si tu te demandes ce que je fais

Et si je pense à toi, si je te parle, si j'embrasse l'absence de tes lèvres,

J'aimerais savoir si tu lis mes mots,

Là où tu dois bien les voir,

(J'espère, c'est notre seul trait d'union !)

Si tu me parles en silence

Ou bien en criant quand tu es seule,

Si le toucher d'une soie t'évoque ma présence,

SI, Si, si, ...



J'espère que comme à moi tu n'as pas fermé la porte

À notre amie commune sur le célèbre réseau asocial connu,

J'espère que mes mots à demi voilés,

Teintés d'humour ou d'allusion,

Vibrent en toi comme en un être qu'on aime éperdument,

Comme un être qu'on (re)commence à vivre par un deuil !

Publié le 21/10/2016

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