par Salus
Délire
J’ai traversé le mur des orages ;
J’ai bu l’azur, inhalé la nuit,
Fumé, brouillard, tes lambeaux sans bruit,
Accédé, par l’arrière, aux mirages…
J’ai retrouvé le regard d’enfant,
Le vrai - qui va voler, syncrétique,
De la lumière au secret critique,
Ce réel, entaché d’art dansant !
Dans le silence, au nid des mystères,
J’ai su de l’œuf l’équilibre altier !
De l’univers, lu le livre entier,
Et très haut noir démon, vu tes aires !
Si c’est d’Orphée - ô musique ! Saoul
D’une envolée au violon du rythme,
Aux temps violés dans l’air de quelque hymne,
Si Sappho ! dont le souffle en vient seul,
Aux nuits des temps, qu’exhument la lyre,
Mon âme esclave, exsangue, un moment
Verra renaître, heureux firmament,
Le zodiaque envoûtant du délire !
Publié le 03/09/2016
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