Comptine

par Salus

Comptine









La vie en chanson se scande

Pour que rende

Et se dore

Le plaisir de son aurore.

C’est un rythme qu’on apprend ;

L’air est grand,

Bébés faons

Aux yeux doux et bleus d’enfants.



La vie avide est trop courte,

Dans la yourte

Pas d’apôtre,

Etre né loin vaut d’être autre ?

Petit mongol ou lapon,

Patapon !

Le lapin

Creuse un terrier sous le pin…



La vie infaillible est rosse,

Déjà gosse,

La détresse,

Malgré ce qu’en dit la messe,

Envahit souvent le cœur.

Frère ou sœur

Quels amours

Perdureront sans secours ? 



La vie efface de naître ;

Sa fenêtre

Est un âtre

Chauffant une âme opiniâtre.

Jouer petit : déshonneur !

Le bonheur

Reste un art

S’affranchissant du regard…



La vie infidèle passe,

C’est en trace

Qu’elle laisse

Un parfum de gentillesse.

Accepter cet abandon,

Plus qu’un don

Cache un dard

Qu’on découvre bien trop tard.



La vie atone se traîne

Sous la graine

Où se trame

Un futur à ce grand drame.

C’est un jeu déjà perdu

L’envers du

Décor dit :

Pas d’avance ni crédit !

Publié le 13/08/2016

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