Bosquet chéri
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par Stapula
Combien de fois, au ciel, j’adresse une prière
Afin que Le Bosquet, à deux pas de chez moi,
Ne soit décapité par l’aveugle surmoi
D’un vil spéculateur, souverain, sans barrière !
Les arbres, jeunes, vieux, de fidèles amis,
En eux sérénité, fruit d’une force sage,
Me tendent tous les bras, d’écorce leur corsage
À ma main se prêtant, on ne peut plus soumis.
Que j’aime ces géants, symboles de droiture,
Jusqu’au souffle dernier, l’un, l’autre, enracinés,
Dans la terre natale où, chanceux, ils sont nés,
Vivant, au fil des jours, quel roman d’aventure !
Ils ont, mine de rien, aux côtés des enfants,
Apporté leurs concours à des jeux innombrables :
Cache-cache, escalade, et courses mémorables
De maints justiciers, gendarmes triomphants.
Le couteau, dans leur chair, a fait couler la sève,
Gravant noms et prénoms, l’incontournable cœur
Dont sort, d’adolescents, l’amour toujours vainqueur,
Depuis la nuit des temps, Adam, (pécheresse) Ève.
Le bon air qu’on respire, on le doit au sapin
Ainsi qu’à ses cousins : hêtre, peuplier, chêne,
Qui ne chôment jamais, universelle chaîne
Prodigue en oxygène pour l’homme, son copain.
Des troncs, parfois, tordus par tempêtes, bourrasques,
Sans modération donnent âme aux couverts,
Aux enseignes de soins, leurs produits si divers
Offerts aux terriens ne leur épargnant frasques.
Même morts, bien des fûts balisent les layons,
Que cyclistes, marcheurs suivent comme conquêtes,
Ou se font transformer en utiles banquettes,
Où l’on parle, au soleil, parmi les papillons.
Pendant que des oiseaux, dont le plumage brille,
Enchantant la ramure et les cieux éblouis
Par l’astre jaune d’or, – des tonnes de louis, –
La gorge, dans l’azur, voix de Diane, trille.
Le 8 mars 2016.
Afin que Le Bosquet, à deux pas de chez moi,
Ne soit décapité par l’aveugle surmoi
D’un vil spéculateur, souverain, sans barrière !
Les arbres, jeunes, vieux, de fidèles amis,
En eux sérénité, fruit d’une force sage,
Me tendent tous les bras, d’écorce leur corsage
À ma main se prêtant, on ne peut plus soumis.
Que j’aime ces géants, symboles de droiture,
Jusqu’au souffle dernier, l’un, l’autre, enracinés,
Dans la terre natale où, chanceux, ils sont nés,
Vivant, au fil des jours, quel roman d’aventure !
Ils ont, mine de rien, aux côtés des enfants,
Apporté leurs concours à des jeux innombrables :
Cache-cache, escalade, et courses mémorables
De maints justiciers, gendarmes triomphants.
Le couteau, dans leur chair, a fait couler la sève,
Gravant noms et prénoms, l’incontournable cœur
Dont sort, d’adolescents, l’amour toujours vainqueur,
Depuis la nuit des temps, Adam, (pécheresse) Ève.
Le bon air qu’on respire, on le doit au sapin
Ainsi qu’à ses cousins : hêtre, peuplier, chêne,
Qui ne chôment jamais, universelle chaîne
Prodigue en oxygène pour l’homme, son copain.
Des troncs, parfois, tordus par tempêtes, bourrasques,
Sans modération donnent âme aux couverts,
Aux enseignes de soins, leurs produits si divers
Offerts aux terriens ne leur épargnant frasques.
Même morts, bien des fûts balisent les layons,
Que cyclistes, marcheurs suivent comme conquêtes,
Ou se font transformer en utiles banquettes,
Où l’on parle, au soleil, parmi les papillons.
Pendant que des oiseaux, dont le plumage brille,
Enchantant la ramure et les cieux éblouis
Par l’astre jaune d’or, – des tonnes de louis, –
La gorge, dans l’azur, voix de Diane, trille.
Le 8 mars 2016.
Publié le 21/07/2016
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