par Stapula
Ô cheveux !
Tes cheveux !
Les mille et une merveilles du monde !
Lorsque nos têtes ont fait connaissance sur L’été indien
Quelle douceur que ces mèches !
La caresse d’un tutu de tulle ou de gaze parfumé,
Léger et vaporeux,
Les pointes, comme on dit, sans doute émoussées,
Jamais au rendez-vous.
L’intimité croissante aidant,
Dans l’obscurité ou sous un clair de lune,
Rien que du plaisir à revendre pour les mains,
Insectes rampants envahisseurs,
Tutoyant l’orée d’une soyeuse forêt
Avant de s’enfoncer dans taillis et fourrés
Comme à la recherche du graal !
De surprise en surprise,
Tu m’offriras la beauté sauvage
D’un Niagara tumultueux,
Ses somptueuses chutes,
Des prouesses de contorsionnistes,
S’évasant à la naissance
D’un large et attirant bassin.
Telle une manne du ciel,
Tes épis de blé noir
– M’entende le Sarrazin ! –
Se prêteront à mes digitales investigations.
Tout comme ces prairies ondoyantes,
Invitations à roulades
Et tonneaux enfantins.
Et cet océan moutonnant,
Des vagues à n’en plus finir !
Mer génitrice et nourricière de la vie
Dont, jamais repu, je m’enivre,
Mon être, pour Toi,
Plus belle, plus appétissante, plus désirable
Que les femmes en veux-tu en voilà
De mes rêves les plus fous,
Submergé d’inextinguibles flots d’Amour.
Le 24 novembre 2009.
Publié le 17/07/2016
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