par Claudel
C’était un bateau fauve au panache animal;
De sa coque d’ivoire aux grands mâts horrifiques,
Il humait les passions d’Icare et d’Annibal
En voguant esseulé sur les flots maléfiques.
Colérique, émotif, irascible et drastique,
Ce conquérant des mers aux élans tourmentés
Bataillait l'ange noir, un mal fantomatique
Combattu par ses pairs et les divinités.
Tel un mammouth géant à l'ivoire aiguisé,
La proue prédominait sur ce haut mastodonte
Accablant l’ennemi dans le doute et la honte.
Ne suis-je pas d’ailleurs dans mon cœur médusé
Comme un bateau fantôme à bourlinguer la vie
D’irascibilité, de tourment et d’envie?
Claude Lachapelle / juin 2016
Publié le 02/06/2016
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