par Stapula
Elle m’avait promis, sous le pont, de m’attendre ;
Je m’y rends, cœur battant, alerte, ensorcelé,
M’imaginant le doux parfum de sa chair tendre ;
« L’oiseau s’est envolé ».
Qu’importe ! J’ai toujours de mon copain la porte
Ouverte, même quand le ciel est constellé ;
Mais, cette nuit, hélas ! que le diable l’emporte !
« L’oiseau s’est envolé ».
Fréquenterais-je un jour une verte linotte
Qu’aussitôt je dirais, malheureux, déballé,
Si vide était ma main sans sa douce menotte,
« L’oiseau s’est envolé ».
La femme désormais pourrait longtemps m’attendre,
Oh ! se sentirait-il son cœur ensorcelé,
Lui laissant deviner, loin d’elle mon corps tendre :
« L’oiseau s’est envolé ».
Le 9 décembre 2009.
Tiré de mon manuscrit Les locutions et l'élocution.
Publié le 18/02/2016
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