Mon chemin, à moi (Sonnet)

par Stapula

Je n'oublierai jamais mon cher chemin aux Vaches,

Imprégné, par l'enfant, de courses, rires, cris,

Les genoux écorchés aux silex : bistouris

Affichant, sans mollir, force airs durs, froids, bravaches.



Sauf de rares passants, dégaines de gavaches,

Bath était le quartier, de qualités pétris

Ses gens du rail, fermiers aux langages fleuris,

Et son apiculteur, loin des fouets et cravaches.



Débaptiser, en rue, ô dieux ! des Cheminots,

Maints seniors venus d’où ? même mûrs... des jeunots,

La voie où j'étais né, quel fichu sacrilège !



J'ai toujours préféré subir les quolibets,

Quand j'étais en primaire et, plus tard, au collège,

Pour adresse un seul nom, meilleur que tous sorbets.





Le 27 avril 2014.

Publié le 07/02/2016

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