Rêve (Terza rima)

par Stapula

Chez un grand couturier, choisis ta robe à traîne,

Un modèle hors pair te seyant à ravir,

Que pour l’an neuf je t’offre, et coup de cœur, étrenne.



Moi-même, en secret, j’ai, déjà, su me servir :

Dernier cri, fin du fin, la noble queue-de-pie,

En tête un désir fou qu’il me faut assouvir :



Tous deux aller à Vienne, accessible utopie,

Dans les salons dorés valsant à corps perdus,

Emportés, enchaînés à quelle fête impie !



Quand lustres de cristal, de Bohême, assidus,

S’éteindront, je serai l’amoureux qui t’entraîne

De ruelle en ruelle où pigeons éperdus



Roucoulent, Toi, m’Amour, pour l’éternité Reine.





Le 12 avril 2004.

Publié le 31/01/2016

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